24 mai 2007
AIDS fight VIH
11 avril 2007
Chlamydia
L’infection à chlamydia est la maladie sexuellement transmissible la plus répandue en France. Elle touche essentiellement les personnes jeunes sexuellement actives.
Chlamydia trachomatis
est une bactérie particulièrement contagieuse se transmettant lors de
rapports sexuels non protégés. Elle est responsable d’infections
uro-génitales chez l’homme comme chez la femme et peut causer une infertilité chez la femme par infection des trompes (salpingite). Souvent asymptomatique elle peut aussi entrainer des pertes vaginales et une douleur quand on urine. Ainsi la consultation est important dès les premiers symptômes ou lors de la contamination du partenaire afin d'éviter ses conséquences les plus importantes.
Le traitement du partenaire est une partie essentielle du soin sans quoi l'infection refera sans aucun doute surface.
02 avril 2007
HPV et cancer du col de l'utérus
L'HPV ou Papilloma virus est la cause principale des cancers du col de l'utérus, et la seule protection connue est le préservatif. Voici un petit topo pour ceux que ça intéresse sur ce virus si mal connu et contre lequel il existe un vaccin désormais :
L'infection à Human Papilloma Virus (HPV) est actuellement la maladie sexuellement transmissible la plus fréquente dans le monde.
Le risque de faire un jour une infection à HPV est de 80% à 85% chez les personnes sexuellement actives. L'infection aigue est fréquente juste après le début de la vie sexuelle et a une grande prévalence chez les femmes entre la puberté et mla ménopause.
L'HPV infecte l'épithélium génital et se dissémine par le contact muqueuse à muqueuse.
Les préservatifs diminuent mais n'annulent pas le risque de transmission et l'infection peut survenir après des contacts génitaux sans rapports sexuels.
La plupart du temps, l'infection à HPV est complètement asymptomatique, ce qui fait que les personnes infectées ne savent pas qu'elles sont porteuses et transmettent le virus sans le savoir.
Le facteur de risque le plus significatif est le nombre de partenaires sexuels rencontrés L'activité sexuelle adolescente est associée à un risque accru mais d'autres facteurs influencent ce risque. La corrélation entre la précocité du premier rapport sexuel et l'infection à HPV est liée au nombre de partenaires sexuels dans les 6 mois précédents, un antécédent de MST, l'usage d'alcool et de drogues en rapport avec certains comportements sexuels et le nombre de partenaires sexuels du partenaire.
Une relation de cause à effet entre infection à HPV et cancer du col utérin a été établie et l'HPV est trouvé dans presque 100% des cancers du col dans le monde. Cette relation est la plus grande jamais constatée entre une cause spécifique et un cancer humain.
La période de latence entre l'exposition initiale à l'HPV et le cancer du col est estimée en moyenne à 15 ans.
La prévalence de l'HPV est plus grande chez les individus jeunes sexuellement actifs. Chez la femme, le pic de prévalence se situe dans le groupe 20- 24 ans, autour de 50%. Le groupe 15-19 ans vient juste après. La prévalence décroît ensuite avec l'âge, baissant nettement après 30 ans. Cette baisse est probablement due au moins grand nombre de partenaires et au fait que la zone vulnérable de transformation régresse avec l'âge.
Malgré la corrélation entre HPV à haut risque et cancer du col, 80% des infections sont asymptomatiques, et guérissent sans traitement. Dans ce cas, les lésions intra épithéliales régressent spontanément, et l'HPV n'est plus détectable dans le col. La régression spontanée des lésions cervicales en rapport avec l'HPV survient généralement si
les anomalies précancéreuses n'ont pas dépassé le stade du bas grade. Les taux de régression diminuent avec l'augmentation de la sévérité de la lésion.
La durée moyenne de l'infection localement détectable varie de 6 à 14 mois. Dans les 2 à 4 ans, seulement 15% à 25% des lésions cervicales épithéliales de bas grade évoluent vers le haut grade. L'infection persistante à HPV à haut risque est le facteur principal de maladie cervicale de haut grade.
L'HPV des adolescents a fréquemment une vie courte et une régression spontanée tandis que l'infection des femmes plus âgées a tendance à persister. Les mécanismes en cause ne sont pas bien connus.
d'après un article de Medscape Women Health
voici une image de ce virus :

